• En 1971/1972, ma Mère a dut partir chez ses parents avec mes sœurs et frère...

    Moi je n'ai pas pu partir parce que j'allais à la grande école et qu'il n'était pas question que je rate une journée. Je suis donc restée avec mon Père pendant ces 10/15 jours.

    Je ne me souviens pas de tout, je ne me souviens pas de la majeure partie de ce que nous avons fait d'ailleurs mais le peu dont je me souviens fait partie des plus beaux souvenirs que je puisse avoir....

    Je me souviens du départ de ma Mère, elle partait en train très tôt le matin, mon père emmenait la famille à la gare et je suis restée seule à la maison pendant ce temps afin de finir ma nuit.... Je me souviens avoir quitté mon lit dans ma petite chambre pour aller me blottir dans le lit parental... parce que il n'y a rien de mieux que le lit de ses parents pour se rassurer quand on est toute seule dans la maison et que même si on sait que son Papa va rentrer vite, on a un peu peur quand même ^^

    C'est à cette occasion que je suis allée pour la première fois de ma vie au cinéma. Ça a l'air de rien comme ça vue d'ici smile maintenant les petits z'enfants vont au cinéma tôt et plusieurs fois par an, mais *mode vieille on* de mon temps *mode vieille off*, il ne sortait qu'un dessin animé par an, c'était le Disney de Nawel. Autant dire que c'était Ze Evènement cinématographique enfantin de l'année. 

    Bref, cette année là, c'était les Aristochats et je crois que je n'ai jamais vu un dessin animé aussi beau que celui là.... Ou alors, j'en ai vu d'autres mais ils n'ont jamais eu la même saveur que cette histoire d'amour et d'aventures félines vécues aux cotés de l'auteur de mes jours. Je garde une tendresse certaine pour ce grand film et quand j'ai eu mes enfants et qu'il est sorti en VHS, je me suis empressée de l'acheter et on l'a vu et revu (comme tout les autres Disney mais celui là plus encore). J'ai adoré Duchesse et ses chatons, la jolie Marie et ses coquins de frères, O'Maley le chat voyou au grand cœur et sa bande de potes déjantée, la souris Roquefort.... j'ai tremblé pour la souris Roquefort, j'ai détesté le valet, tellement méchant et vénal et j'ai été bien contente qu'après une bataille acharnée, il ai été vaincu et envoyé loin loin loin.... et puis les oies.... tu te rappelle des oies anglaises avec cet accent soooo british et la musique.... Une bande son géniale qui atteint son apogée avec ça! yes

    Je suis sortie de la salle, les yeux pleins d'étoiles, un peu groggy je crois et avec un souvenir merveilleux (mais ça je ne le savais pas encore)

    Pendant cette période, il est revenu un jour avec un livre magique. Le passe-temps il s'appelle. Je l'ai retrouvé dans un vide-grenier il y a quelques années et autant te dire que j'ai sauté dessus.

    Mon Père.... mon plus beau souvenir...

    (je te referais des photos, celle là elle est vieille)

    Dans ce livre, il y a plein plein plein de choses à bricoler et il avait choisi de faire des oiseaux-lune.... Un grosse boule, du rhodoïd et de la peinture (peut être plus, il faut que je le consulte!) et des oiseaux magiques naissaient entre ses doigts. Un bleu, un rouge et un jaune qu'il a ensuite monté en mobile. J'ai une vague image de nous attablés dans la cuisine, lui en train de peindre et coller et moi en train de le regarder faire.

    Je me souviens avoir envoyé une lettre à ma Maman dans laquelle je lui racontais ma sortie au cinéma, je me souviens en avoir reçu une de sa part... 

    Je ne me souviens de rien d'autre...

    Qu'avons nous fais pendant ces quelques jours à part ça? Je ne sais plus, j'ai du aller à l'école puisque c'est pour ça que je n'étais pas partie, il a du aller travailler. Je ne me souviens vraiment de rien d'autre que ces quelques activités. J'ai oublié beaucoup de choses mais pas celles là. Va savoir pourquoi!

    Un film et un livre.... Une petite fille et son Papa...

    Plein de bonheur en somme.


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  • Quand je pense à mon Père, une des choses qui me vient à l'esprit immédiatement c'est son appareil photo... peu importe lequel, celui des années 60, 70 ou 2010, je crois que je l'ai vu toute ma vie avec un appareil photo à la main.

    Parce que au départ, c'était sa passion et que de sa passion, il en a fait son métier.

    Mes premiers souvenirs sont très flous et sont surtout olfactifs. Il avait transformé la salle de bain du petit appartement où nous vivions en labo pour développer ses images. Qui n'a jamais senti les produits utilisés n'a jamais rien senti... l'odeur m'est restée, je la reconnais entre mille, elle est une sorte de madeleine.

    Il organisait et animait des stages photos et parfois emmenait la petite fille que j'étais et l'ado que je suis devenue avec lui... La petite fille partait le temps d'un week-end ou d'une semaine et même si elle zonait autour des stagiaires et de son Père, si elle écoutait d'une oreille distraite l'histoire qui ouvrait le stage et les réunions d'avant et d'après prises de vue, assistait d'un œil curieux au travail de laboratoire, cette petite fille passait surtout son temps à dévorer des livres et à explorer les alentours, les villages du Vercors ou de l'Isère dans lesquels se déroulaient souvent les stages, à faire des rencontres et parfois à se retrouver incrustée dans un atelier de confection de poupées chaussettes alors qu'au départ, elle l'observait juste... ^^ Les souvenirs remontent au fur et à mesure que j'écris, les plus précis viennent de Crolles et de la Balme de Rencurel... Va savoir pourquoi... De temps en temps, je retournais à la salle où mon Père officiait pour être vraiment sûre qu'il était bien toujours là et je retournais chasser le hanneton....

    J'ai grandi et il a commencé à avoir des plages plus fixes dans une des MJC de Valence. Un atelier tout les week-end et parfois un stage de plusieurs jours et il m'y a intégré. Je n'étais plus spectatrice mais actrice... Les week-ends, c'était prise de vue le samedi et tirage des clichés le dimanche... Toujours sur un thème donné. Le premier c'était la matière. Toujours, puis venait la couleur et puis.... et puis je ne sais plus. Il me prêtait un appareil, je plaçais la pellicule et je partais seule ou avec un groupe. En fin de journée, on se retrouvait tous ensemble pour faire le bilan de notre chasse à l'image. Est ce qu'on commençait à faire les négatifs? je ne sais plus... Ce n'est pas grave, si ce n'était pas le samedi, c'était le dimanche. On s'enfermait tous dans la chambre noire pour sortir nos pellicules, tâtonnements et fou rires... Essaye donc d'ouvrir un appareil dans le noir, d'en sortir la pellicule et de la préparer pour les différents traitements. C'était magique de voir les images apparaitrent sur ce film après un passage dans les produits, magique quand on regardait à la loupe pour voir à quoi pouvait ressembler la photo, magique de tirer les premières planches de contact pour avoir un aperçu plus précis et magique de tirer sous la lumière rouge les clichés sélectionnés, de voir apparaître l'image tout en surveillant le gros chronomètre accroché au mur (ce chronomètre est toujours là, il est chez ma sœur, accroché à un mur). Savoir à quel moment il fallait retirer le papier magique de bain de développement pour le plonger dans le rinçage était tellement délicat... trop court, la photo était trop clair, trop long la photo était trop foncé. Mais quand on trouvait enfin le timing parfait et que l'image sortait et qu'elle était... parfaite à nos yeux, c'était une telle satisfaction.... puis on accrochait tout les clichés sur un fil pour les faire sécher et c'était comme un labyrinthe dans lequel il fallait faire attention de ne rien accrocher...

    On finissait le stage et on rentrait ensemble avec des sujets de conversation pour un bon moment et pour moi des souvenirs à faire remonter plus de 30 ans après...

    Il a eu une période sans photo et puis avec la retraite, la passion est revenue. Tout était sujet à cliché, un cailloux étrange ou pas, un papillon (aux yeux marrons), une fleur, un loquet de fenêtre.... L'arrivée du numérique lui a offert des possibilités qu'il n'avait, je pense, pas osé envisager. Il passait des heures en prises de vue, curieux de tout et de tous et plus d'heures encore à traiter les photos sur son écran, triant le tout et cherchant l'excellence, le cliché idéal, celui parmi les 500 qu'il venait de prendre en 1h justifiait tout les autres, celui qui se démarquait par un petit rien parfois visible seulement de lui seul. Il passait ensuite des heures à s'occuper de mettre ce travail qui n'en n'était pas un pour lui, en ligne, sur son blog... à partager sa passion avec d'autres passionnés et je peux dire sans me tromper que si parfois, le temps que ça lui prenait lui pesait, tout ça l'enchantait.

    Quand à moi, après m'être rêvée photographe puis grand reporter, je continue à faire des photos, moins que lui n'en faisait c'est certain. Je crois que c'est lui qui me donnait la passion. Il parait que j'ai l'œil du photographe, l'œil qui voit.... On me l'a dit plusieurs fois, je n'en sais rien en fait... Il me reste un amour des photos de près, que ce soit pour les portraits ou le reste. Un amour certain pour la matière, les choses, les objets usés et patinés par le temps... les peintures qui s'écaillent, la rouille qui ronge les bouts de ferraille, le grain que la nature donne aux choses, les aspérités... 

    Il me reste un album.... remplis de photo de moi enfant. D'images capturées, d'instants furtifs d'une petite fille sous l'œil de son Papa... Héroïne involontaire du quotidien..

    Des souvenirs en fait....

    Photo à venir.

    Le blog est toujours en ligne, je m'y rends de temps en temps et le feuillette comme on feuillette un livre d'image, un album souvenir... avec tendresse. 

    Vous pouvez le trouver ici


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  • J'ai très peu de souvenirs d'enfance et d'adolescence. Vraiment très peu. Parfois, comme une bulle, l'un d'entre eux remonte, éclate et ou il s'envole à nouveau, où il reste dans un coin. Tu le ressors de temps en temps ou un mot, un geste le fait ressortir... Tu le caresse, tu le contemple, tu te réchauffe avec et puis tu le pose de nouveau avec les autres, tu sais qu'il est là et ça te fait chaud au cœur.

    Un des souvenirs les plus anciens remonte à avant mes 5 ans. Je sais que je n'avais pas 5 ans parce que nous habitions encore à la zup de Valence et que nous en sommes partis en 1968. Mon père était un héros, il avait chassé les fantômes de la cave et il m'avait sauvé...

    Comment leur est venue cette histoire de fantômes? Je ne m'en souviens plus, ça fait partie de l'histoire mais je l'ai oubliée. 

    Il était 2. 2 petits garçons de mon âge, ils étaient mes copains, on jouait dans la cour devant l'immeuble, peut être dans les escaliers et les couloirs et aussi dans les caves... Et puis un jour, ils m'ont dit que dans la cave, il y avait un fantôme...

    Un fantôme avec un drap sur la tête et un boulet au pied.... genre Casper mais en pas gentil si tu veux... Je crois parce que en vrai je ne m'en souviens pas.

    Je me souviens être rentrée en pleurant parce que j'avais peur et que plus jamais je ne voulais aller à la cave. Et mon Père a été héroïque...

    Il m'a pris par la main, sa grande main de Papa et avec son courage de Papa, il m'a persuadé d'aller à la cave pour me faire voir que "non, il n'y a pas de fantôme"

    Il a allumé toutes les lumières et on s'est "promenés" dans le sous-sol, on a examiné tout les coins et les recoins et on a regardé à travers les trous de serrures des portes de caves et on n'a pas vu de fantômes....

     "Oui ma fille, on t'a fait une blague et tu pourra y retourner à la cave, ces garçons ils sont trop bêtes, ils aiment bien faire peur aux filles. Et les Papas, ils sont là pour ça! pour rassurer leurs petites filles, leur montrer qu'elles peuvent aller où elles veulent sans avoir peur et que de toutes façons, les fantômes.... ils ont tellement peur des Papas que jamais ils ne reviennent... même pas pour titiller les petits enfants craintifs"....

    C'est quand même bien les Papas.... 

    Mon Père, ce héros chasseur de fantômes....

     


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  • Je sors du placard à balais....

    J'ai décidé de refaire mon autel.

    Parce qu'il était dans une pièce dans laquelle je me force plus ou moins à aller...

    Dans laquelle ma fille a sa chambre de quand elle rentre à la maison et ses petites affaires...

    Dans laquelle, il y a aussi mon atelier, mon bureau et tout le bordel qui accompagnent toussa!

    Du coup, j'ai installé un joli foulard et commencé à installer mon petit bazar sur un meuble bas avec des étagères en dessous... Ce qui me permet de ranger les affaires dont j'ai besoin dans des boites (ou pas) sur les dites étagères.... (encens, sel, charbon etc....) en bas dans une boite, une partie de ma collection d'oracles juste au dessus (à l'abri de Monsieur et Madame Carotte!!!) , les pierres dont je ne me sert pas en ce moment et d'autres petites choses que je garde précieusement mais que j'ai pas envie que tout le monde ait sous les yeux tout le temps (comme mon joli crane de mouton que j'ai trouvé dans la montagne!).

    J'ai encore mes pierres "permanentes" à installer mais elles sont au nettoyage pour le reste de la journée yes

    Donc en attendant.....

    Dans la série....


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  • Parfois, quand tu perd le contrôle de ce qui est ta vie, il est bon d'arriver à se raccrocher à de toutes petites minuscules parcelles de sourire....

    Elles te réchauffe le cœur et te dise que tu est encore vivante... pour le moment

    Une énaurme fourmi bombée sur la route, tu ne l'avais pas vue, puis ton œil a capté les antennes derrière toi, ton cœur est tombé dans tes chaussettes puis est remonté en se moquant de lui même quand il a vu que c'était une fourmi pas vraie....

     

    Les bouts du haut des carottes à rayures mis à tremper ont fait des feuilles et s'éclatent comme des malades en te rappelant que la vie peut être la plus forte quand on est bien arrosée et nourrie....

     

    Et Monsieur Carotte s'est installé dans le pot du camélia mort (mangé par une famille Carotte!!!), il a l'air tellement bien sur son petit bout de terre que t'a même pas le cœur à lui dire de se trouver un autre bout ailleurs que dans tes pots... Même que de toutes façons, il s'en fout et t'ignore totalement.... "Je suis un lapin, je suis mignon et le monde m'appartient... admirez moi, vénérez moi"


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